Manuel du comment s’aimer soi-même

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Mange, Prie, Aime est une œuvre magnifiquement zen d’Elizabeth Gilbert. Publié en 2006 sous le titre Eat, Pray, Love One woman’s search for everything across Italy, India and Indonesia, sobrement traduit en France en 2008 sous le titre que l’on connaît. Ce livre apparaît aux éditions Le livre de poche pour 7,10€ et contient 506 pages.

Croyant au début à une œuvre de fiction, c’est en fait un roman autobiographique de l’auteur elle-même sur une durée d’un an. Elizabeth Gilbert commence par exposer au lecteur un « mode d’emploi » de son livre, pour comprendre le choix des chapitres et la répartition des petits récits qui composent l’œuvre. Trois gros chapitres subdivisés en 36 épisodes, formant un tout de 108 récits. Un équilibre parfait à l’image du collier de prière indien, le japa malas, composé de 108 perles.

L’histoire s’étend sur la visite de trois pays, l’Italie, l’Inde et l’Indonésie. L’auteur prend comme point de départ de cette année de voyage son divorce douloureux et une relation compliquée, qui finira en échec. La jeune femme est physiquement et surtout mentalement au bord du gouffre, dépression et idées noires font parties de son quotidien. Pour retrouver un équilibre qui lui fait jusque là défaut, pour se relever et se sortir de cette situation invivable, elle décide de tout plaquer et d’entreprendre un voyage d’un an dans trois pays spécifiques. En Italie, elle goûtera les mets les plus délicieux aux quatre coins du pays, apprendra une langue qu’elle rêvait de parler pour sa beauté et se fera de nombreux amis. En Inde, recluse dans un ashram, elle tentera de se réconcilier avec elle-même dans un environnement strict de prière et de discipline, où elle fera l’expérience ultime de la perception du divin. En Indonésie, elle cherchera à retrouver le plaisir simple d’une vie heureuse et pourra enfin lâcher prise en s’abandonnant à l’amour le plus sincère.

Ce livre m’a touchée dans le fait que l’auteure ne cache rien des événements qui ont jalonnés son voyage. Son style d’écriture est épuré et dénué d’artifices, chaque chose qu’elle voit, qu’elle ressent est décrite simplement avec ses mots. Ses sensations et ses sentiments sont comme autant de coups de tonnerre, une explosion vive sur l’instant puis un écho qui va en diminuant. On ressent son apaisement, ses peurs, ses doutes, son chagrin. Et puis on avance avec elle dans cette quête spirituelle d’équilibre et de pardon, d’acceptation de soi. C’est elle qui devient le guide, elle explique patiemment tout le chemin parcouru pour arriver à cette paix du corps et de l’esprit, invite le lecteur dans cette douce harmonie.

La seule chose qui m’a un peu gênée est la présence du rapport à Dieu et à la croyance dans certains passages. L’auteure expose simplement ses idées et ses réflexions sur sa foi mais, n’étant pas vraiment fan de religion, j’avoue que cela ne m’a pas intéressée. Je pense cependant que cette vision des choses est tout à fait légitimée dans l’œuvre compte tenu des événements auxquels l’auteure est confrontée. Cela reste une question de goût et n’empêche nullement le fait que le livre m’ait beaucoup plu.

Mange, Prie, Aime reste le récit d’une expérience personnelle avec soi-même qu’on aurait tort de ne pas découvrir. L’œuvre a été adaptée au cinéma en 2010 sous le même titre, ne l’ayant pas vue je ne sais pas ce qu’il en est concernant la fidélité avec le récit.

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