Désir d’être punk

punk

Après quelques semaines passées dans l’arrêt total de la lecture, l’abandon véritable et non moins effrayant de toute littérature quelle qu’elle soit, me voilà de nouveau plongée dans la frénésie de dévorer tous les livres qui me passent sous la main. Première victime de ce regain d’intérêt envers la littérature, Désir d’être punk de Belén Gopegui. C’est tout à fait par hasard que je suis tombée sur ce bouquin et 10 secondes après l’avoir juste aperçu, il me le fallait. Le livre est édité chez Seuil et coûte 19€ pour 239 pages. Un peu trop cher à mon goût, je l’ai commandé sur le site Gibert Joseph en occasion, le prix affichait 10€ et des poussières, ce qui est tout de même plus abordable.

Belén Gopegui est une romancière espagnole qui compte une quinzaine d’œuvres à son actif, seulement moins d’une dizaine sont cependant traduite en français. L’Échelle des cartes est son premier roman, publié chez Actes Sud en 1995.

Désir d’être punk relate une période importante et fondatrice dans la vie d’une jeune fille de 16 ans, prénommée Martina. Sous la forme d’un carnet de pensées où le « je » est de rigueur, Martina entraîne son lecteur dans une période de doutes et de questionnements, la recherche du soi et de « la musique », sans oublier la touche de rébellion qui sied à tout adolescent de son âge. Avec cette description, on pourrait croire que l’histoire va se parer de niaiserie et de Fuck the world ! mais pas du tout, pas vraiment en tout cas. Le décès du père de son amie Vera sera le principal déclencheur de cette sorte de remise en question du monde qui entoure Martina, de ses actions, ses choix. Grâce à une multitude de paroles de chansons citées un peu partout, la jeune fille essaye de mettre des mots sur une situation, un ressentit, une atmosphère générale qui plane au dessus de toutes les personnes qu’elle croise. Ce bouillonnement avait pour but un seul coup d’éclat, comme un cri du cœur « monter le volume dans vos récepteurs et faire entrer notre angoisse dans vos oreilles ».

J’ai eu beaucoup d’intérêt pour cette histoire qui fait écho quelque part à une période passée de la vie, où on avait tous envie d’être des rebelles adulateurs de rock’n roll. Les questions et réflexions de Martina ne font qu’illustrer un certain malaise de la société, un désir de changement, un ras le bol des codes et des étiquettes. Il faut une refonte totale, un nouveau mai 68 peut-être ? La jeune héroïne veut faire bouger les choses, mais pas facile de crier réveillez vous ! à la face du monde lorsqu’on est seule. La musique, les paroles de chansons et les groupes iconiques représentent alors le dernier recourt pour sauver une société qui s’oublie.

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