Salon NaturaBio

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Ce weekend ressemblait à tous les autres, lorsque je reçu un message de mon fidèle second, nom de code : Milou. « Ça te dit qu’on aille au salon du bio à Lille ? », mais oui pardi ! Milou est attentive aux affiches publicitaires, pas moi. Nous voilà donc embarquées pour le Grand Palais de Lille confiantes et, pour ma part, en mode Tintin avec bloc-note et stylo. Car oui cette année avait lieu à Lille le salon NaturaBio du 29 novembre au 1er décembre, dans le cadre de la 13e édition du Salon du bien-être au naturel, des produits bio et de l’habitat sain. J’y étais, j’ai vu, je raconte.

Le billet d’entrée affiche 6€, gratuit pour les étudiants. A l’intérieur il fait très chaud, le salon est ouvert depuis 10h du matin. Il y a beaucoup de monde et pas moins de 200 stands à visiter répartis en 7 catégories : alimentaire, stands collectifs Aprobio, mode/ maison/ artisanat/ tourisme/ asso, pôle tourisme vert, bien-être/ beauté/ santé, développement personnel/ formation/ massage et enfin village des thérapeutes. Autant dire qu’à la fin de la journée on peut aisément devenir pro-bio. Milou et moi on s’engage donc dans les allées et durant deux heures nous arpentons tout le salon au pas d’escargot. Les stands sont de différentes tailles, de ceux où deux personnes peuvent à peine tenir jusqu’à ceux qui prennent tout un angle. Les plus petits n’exposent quasiment rien, souvent se sont des associations ou des thérapeutes qui sont plus là pour discuter. Les grands stands au contraire déballent leurs marchandises comme au marché, savons, chaussures, vêtements, bijoux, denrées alimentaires et j’en passe. On retrouve parfois les mêmes produits chez certains exposants, la spiruline par exemple, qui comptait au moins quatre stands dédiés à ses propriétés, le thé également, l’aloe vera, les savons solides, etc. Pour un salon « zen & bio » il y avait vraiment de tout, même des choses auxquelles je ne me serai pas attendu, des vendeurs de casseroles et tupperwares, des éditeurs, des spécialistes en pierres et minéraux. Moi qui m’attendais à une sorte de grand marché j’ai été servie. Bien sûr, on se fait accoster par plein de gens désireux de nous attirer vers leur stand et on repart avec une tonne de brochures dans les mains, mais pas de produits. Parce que oui, c’est horriblement CHER. Sans mentir, j’ai vu des produits à plus de 75€, à ce prix là on fuit vite fait le stand avant de se faire alpaguer. C’est sûrement pour cette raison que certains exposants possédaient carrément un lecteur de carte bleue, les petits malins. Même un simple gobelet de thé affichait 2€. Dépitées, Milou et moi on s’est contentées d’une petite bouteille d’eau. Avec cette flambée des prix, autant dire qu’on a pas fait beaucoup d’achats, seulement un produit chacune. Pour moi un savon au lait d’ânesse parfum violette à 4,50€ et pour elle un gant exfoliant à 6€, le minimum syndical. Au final, c’est peut-être la vraie réalité du marché bio.

Savon au lait d'ânesse
Savon au lait d’ânesse

Gros point noir maintenant, déception et horrification. En partant du stand de l’association végétarienne de France, sur quoi je ne tombe pas cinq pas plus loin ? Sur la présentation de peaux d’agneaux au tannage végétal. Le degrés d’ironie de la scène est effarant, passer d’un monde à l’autre en quelques secondes, c’est presque surnaturel. J’ai stoppé net en plein milieu de l’allée, je devais avoir une sacrée tête. J’ai regardé le stand comme si c’était la plus grosse aberration que j’ai jamais vu. Autant mettre « Vente de fourrure animale » et c’était pareil. Je sais bien que bio ne veut pas dire vegan, mais pour le coup j’ai trouvé la présence de cet exposant vraiment déplacé. Je n’imagine pas ce qu’on dû ressentir les personnes de l’association végétarienne qui l’avait quasiment sous les yeux pendant 3 jours.

Bref, ce que je retiendrai de ce salon NaturaBio, hormis les prix élevés et l’épisode des peaux d’agneaux, c’est la découverte de marques et de produits inconnus, des exposants souriants et plein de bonne humeur, des odeurs, textures et goûts parfois nouveaux, mais toujours agréables. C’est là qu’on se rend compte que le non chimique ça sent bon et c’est beau. Ce qui me fait penser qu’en sortant du salon, une dame très adroite de ses mains exposait et réalisait des sculptures sur légumes, c’était impressionnant et plein de poésie.

J’ai oublié de parler des diverses animations qui se situaient au fond de la salle, notamment des conférences et des ateliers pratiques, on a pas pu y assister car ça affichait complet. Il y avait également un espace restauration où les visiteurs pouvaient déguster des produits frais, bio et même de la cuisine indienne.

Je n’ai malheureusement aucune photo de cet événement car il n’y avait pas de place dans les allées pour prendre des photos correctes des stands.

pims

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