La Voleuse de livres

Titre : La Voleuse de livres  9782266175968

Auteur : Markus Zusak

Éditeur : Pocket

Pages : 632

Parution : mai 2014

Prix : 8,10€

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                     

Lorsqu’on est passionné de littérature, le moindre titre d’œuvre contenant les mots livre, librairie, écrivain, roman, etc… attire tout de suite l’attention. Personnellement, c’est mon cas et j’ai tôt fait de me jeter sur ce genre de livre. Bien souvent, la lecture du résumé décidera si je dois ouvrir mon porte monnaie ou pas. Avec La voleuse de livres je suis bien évidemment passée à la caisse.

~ Résumé ~

Leur heure venue, bien peu sont ceux qui peuvent échapper à la Mort. Et, plus rares encore, ceux qui réussissent à réveiller Sa curiosité. Liesel Meminger y est parvenue. Trois fois cette fillette a croisé la Mort et trois fois la Mort s’est arrêtée. Est-ce son destin d’orpheline dans l’Allemagne nazie qui lui valu cet intérêt ? Ou sa force extraordinaire face aux événements ? A moins que ne ce soit son secret… Celui qui l’a aidé à survivre et a inspiré à la Mort ce joli surnom : La Voleuse de livres…

N’aie pas peur, c’est la Mort qui te parle. Unique narratrice de La Voleuse de livres, l’auteur a fait de la Mort une entité très proche de l’être humain. Fatiguée par son travail de ramasseuse d’âmes, touchée par le sort de certains et curieuse devant le destin d’autres. Cette représentation de la Mort est assez réconfortante, on est bien loin de l’être mystérieux caché sous un manteau à capuche et muni d’une faux.

La plume de l’auteur est vraiment très agréable, rendant la lecture fluide et très prenante. Je n’ai pas vu défiler les 632 pages sous mes doigts, j’apprécie beaucoup le fait que le style d’un écrivain ne vous donne pas l’impression de subir chaque paragraphe. L’histoire se déroule sur une période de 5 ans, de 1939 à 1943 dans la petite ville de Molching, en Allemagne nazie. Le contexte n’est un mystère pour personne et c’est ce qui évite ainsi à l’auteur de transformer son œuvre en livre d’histoire.

Les personnages sont tous très attachants, chacun possédant une grande importance dans le récit. Grâce à Rosa Hubermann, la mère adoptive de Liesel, j’ai eu le mot « saumensch » pendant des jours dans la tête car elle le répète dans quasiment chacune de ses phrases. Hans Hubermann apparaît comme un homme très soucieux des autres, qu’ils soient juifs ou allemands, et en lutte contre toute forme d’injustice, ce qui lui vaudra d’ailleurs pas mal d’ennuis. Et bien sur, il y a Liesel et Rudy, les deux amis aux quatre cent coups. Ensemble ils n’ont peur de rien et font tous ce que des enfants pauvres peuvent faire de leur journée. Ils jouent au foot dans la rue, volent, se disputent et se battent avec les autres. Leur amitié est vraiment très belle, leur servant de soutient dans les moments joyeux comme les plus difficiles.

Les livres tiennent une grande place dans l’histoire, ils permettent à Liesel d’apprendre à lire dans un premier temps, puis deviennent des amis fidèles et précieux. L’arrivée de Max, un juif, dans le foyer des Hubermann ne fera qu’exacerber cet intérêt pour les mots, pour les histoires racontées dans ces beaux livres à la couverture reliée que Liesel se met à « emprunter ».

Mon avis sur La Voleuse de Livres est bien-sûr très positif. Lorsque je suis arrivée au bout de la dernière page, je me suis sentie un peu triste, j’en voulais encore. J’avais l’impression que le récit ne pouvait jamais s’arrêter, que l’on suivrait toujours les aventures de Liesel et Rudy, que « saumensch » résonnerait encore pendant des pages et des pages.

Le roman a été adapté au cinéma, mais je n’ai pu voir le film que très récemment. Sincèrement, je trouve que cette adaptation est assez fidèle au roman, bien que certains aspects du récit soient passés à la trappe ou que le personnage de Max se soit retrouvé amputé d’une grande partie de son histoire. Hormis cela, les acteurs sont vraiment bluffants et très proches de leur version papier.

Publicités

2 réflexions sur “La Voleuse de livres

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s