Lockwood & Co – L’Escalier Hurleur

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Auteur : Jonathan Stroud

Éditeur : Albin Michel Wiz

Pages : 458

Parution : septembre 2014

Prix : 15,90€

 

 

 

Je ne cherchais pas particulièrement de lecture spéciale Halloween, mais le hasard faisant parfois bien les choses, ce roman s’est présenté au bon moment. La couverture laisse présager une histoire de vampire ou loup-garou, avec sa tour sombre et inhospitalière, sur fond de gigantesque lune mystique. Le jeune homme à la rapière m’a d’emblée intrigué et intéressé. Serait-ce un roman de cap et d’épée moderne ?

~ Résumé ~

Un terrible fléau s’abat sur Londres : des fantômes s’introduisent dans les maisons et terrorisent les occupants. Quand ils ne tentent pas de les assassiner. Lucy, talentueuse chasseuse de Spectre, intègre l’agence du déjanté Antony Lockwood pour une première mission très périlleuse : neutraliser un sanguinaire Duc Rouge dans un sinistre manoir au fin fond de la campagne anglaise. Ajoutez à cela un Escalier Hurleur, une chambre de torture, des squelettes derrière les portes, des agences concurrentes prête à tout pour vous nuire et pas une minute pour prendre le thé !

J’ai vraiment un gros problème avec ce résumé, non pas qu’il ne donne pas envie, il m’a d’ailleurs un peu fait penser à la série L’Epouvanteur de Joseph Delaunay, mais c’est un très mauvais résumé dans le sens où tout est exagéré par rapport au récit. C’est la première fois que je vois ce genre de chose concernant un livre. Peut-être que c’est moi qui atterit 300 ans après et que cela est une technique commerciale habituelle.

L’Angleterre connait une invasion massive et sans précédent de fantômes. Le Problème est apparu un beau jour, sans raison particulière et il ne cesse de s’amplifier, semant partout la peur dans les villes et les campagnes. Les populations ont appris tant bien que mal à cohabiter avec les Spectres, un couvre-feu est décrété, des lampadaires anti-fantômes installés dans chaques rues, le monde se couvre d’un parfum de lavande pour éloigner les mauvais esprits. Les Spectres apparaissent partout où leur Source est située, ossements, objets précieux ou lieux. Et non mon ami le résumé, ils ne s’introduisent pas chez les gens pour les zigouiller purement et simplement.

Depuis l’apparition du Problème, de nombreuses agences de chasseurs, dans le style S0S Fantômes, ont fleurit partout dans la capitale Londonienne. La jeune Lucy, narratrice du récit alors âgée de quinze ans, fait son entrée chez l’agence Lockwood & Co. Son jeune âge s’explique par le fait que les enfants et adolescents, jusque 20 ans environ, sont très sensibles aux manifestations des Spectres, contrairement aux adultes totalement démunis face aux revenants. Le talent de Lucy pour débusquer les fantômes réside dans son ouïe, pas un murmure ne lui échappe.

L’agence Lockwood & Co est tenue par Antony Lockwood, très talentueux jeune garçon de 16 ans, possédant des manières de gentleman et toujours de bonne humeur, et son acolyte George, rat de bibliothèque débraillé, réalisant des expériences sur un malheureux Spectre enfermé dans un bocal. Le premier n’hésite pas à se jeter dans la moindre enquête, quitte à en resortir bien amoché, et le second ne jure que par les recherches dans les archives.

J’ai véritablement beaucoup aimé suivre les trois compères dans leurs aventures, traquant les Spectres comme de vrais détectives, risquant parfois jusqu’à leur vie. L’ambiance est très importante dans ce genre de récit et les descritpions sont donc légion tout au long du roman. Ce qui n’est vraiment pas pour me déplaire tant elles sont claires et détaillées, on a vraiment l’impression de ressentir le froid à l’approche d’un fantôme, d’entendre ses cris nous percer les oreilles.

Les événements qui rythment le récit s’enchainent parfaitement bien. L’auteur ne nous fait pas crouler sous une surenchère de combat entre les trois chasseurs et les Spectres. L’équilibre est ici idéal avec des scènes plus rock’n’roll et d’autres plus détendues, représentant les séances de recherches à la bibliothèque ou les réflexions des personnages. Les autres agences de chasseurs de fantômes sont à peine mentionnées et une seule fait plusieurs petites apparitions au cours de l’histoire. Et non mon ami le résumé, personne ne s’amuse à nuire à personne.

Est-ce-que ce livre donne quelques frissons ? Clairement non, il en faut plus pour ne pas dormir la lumière étiente. A ce propos, j’ai été un poil déçue par la dernière affaire de Lockwood, présentée comme la pire de toute, cauchemardesque, horrifique à souhait, elle n’est finalement pas bien méchante. Enfin, pour le lecteur j’entend. Malgré tout, il y a un passage dans le roman qui m’a un peu fait pétocher je l’avoue. Lucy vient de se réveiller au beau milieu de la nuit et il se trouve qu’un Spectre se tient juste à côté de sa porte. Et tout ça dans la pénombre bien sûr. La tension présente dans ce passage m’a fait plus d’effet que tout le déferlement de rage fantomatique à la fin du bouquin.

Excellent moment de lecture avec Lockwood & Co L’Escalier Hurleur. La fin du livre suggère une suite et je suppose que le titre est voué à devenir une série. Affaire à suivre donc.

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