Guerres et combats dans les oeuvres pour la jeunesse

Ce vendredi 21 novembre, l’université que je fréquente organisait une journée d’étude dont l’intitulé est le titre de cet article. Cette semaine fut fort intéressante au niveau culturel, après la rencontre liittéraire de lundi, dont le compte-rendu est ici, j’avoue que c’est la première fois que je participe aussi assidument à ce genre de manifestation. Cette journée d’étude a débuté à 9h pour se terminer vers 17h. Plusieurs intervenants se sont succédés tout au long de la journée, chacun se penchant sur un sujet précis. Je n’ai pas assisté à toutes les interventions car tout ne m’intéressait pas. J’avais fait ma petite sélection avant d’y aller et je n’ai pas été déçue.

Les thèmes choisis :

– Le roman scout et la Grande Guerre.

– Des plaines de la Somme aux champs de Pelennor, échos de la Grande Guerre dans Le Seigneur des Anneaux.

– Fantômes de la guerre, fantômes dans la guerre : vestige des guerres mondiales dans les comics contemporains.

~

Le roman scout et la Grande Guerre.

A partir de la 1ère guerre mondiale, les romans scout écrits autour de cette période s’ingénient tous à rendre une représentation exagérée et ironique de l’Allemagne. La réception d’un tel sujet a amené les auteurs à présenter des personnages médiateurs, très importants pour faire le lien entre les bélligérants du récit et les lecteurs souvent très jeunes. Le scoutisme est une sorte de préparation à la vie militaire, on y prône le sens du devoir, la débrouillardise, le patriotisme. Les scouts sont engagés dans le conflit, ils font figure de réservistes.

Ces oeuvres mélant scoutisme et guerre sont éditées dans la collection du Livre Rose de la guerre, spécialement créée durant cette période. A cette occasion, on peut citer Jacques Péricard pour son roman Au royaume de la nuit, paru en 1935, abordant le thème de la pérénité de la mémoire des anciens combattants. Egalement, Jean Louis Foncine avec Le foulard de sang, dans son œuvre, le passé et les souvenirs de guerre permettent d’aider un jeune scout à trouver son courage. Le récit embrasse ainsi les deux conflits mondiaux, dans un but méta-historique.

Les romans cités lors de cette intervention :

Nos amis les Anglais pendant la guerre

Deux boyscouts à Paris

Le boyscout de la revanche

~

Des plaines de la Somme aux champs de Pelennor, échos de la Grande Guerre dans le Seigneur de Anneaux.

L’oeuvre magistrale qu’est Le Seigneur des Anneaux possède une écriture dialogique à deux voix. L’auteur, Tolkien, a en effet participé à la bataille de la Somme. Le Seigneur des Anneaux valorise et condamne la guerre. D’un côté, il y a une vision métaphysique de la guerre, elle conduit à l’aveuglement et à la déraison. Le pouvoir du mal entraîne ici un désir de domination. Il en résulte alors une laideur morale et physique, laissant la place à l’anti-héroïsme et à la déshumanisation. L’association est ici faite avec la 1ère guerre mondiale, l’image de la plaine dévastée et devenue stérile.

Dans l’oeuvre de Tolkien, les hobbits représentent un certain relativisme à propos de la guerre, elle est éloignée de leur chère Comté et ne les concerne donc pas. L’auteur refuse pourtant de diluer la question du mal dans le relativisme, l’anneau unique se trouvant dans cette même Comté paisible.

La guerre oppose deux visions bien différentes, la destruction et la résistance à la domination. La lutte contre le mal est vouée à l’éternité car la force de se battre est dominée par le désir d’assujettir.

Dans Le Seigneur des Anneaux, on retrouve deux aspects de l’occident, représentés par les personnages de Merry et Pipin. Le premier se bat dans les champs de Pelennor avec l’armée du Rohan. Le deuxième jure allégeance à l’intendant du Gondor, bien à l’abri derrière les murs de la cité. Les deux s’opposent complètement, le Rohan prônant des valeurs simples telles que la nature, le courage et une sorte de témérité irréfléchie. Il fait figure de versant sombre de l’héroïsme triomphant, notamment avec la prise du Gouffre de Helm ou encore la mort du roi Théoden. A l’inverse, le Gondor met en avant une hiérarchie parfaite, rigide et contrôlée, à l’image de la salle du trône, lisse et froide. L’Intendant du Gondor préfère d’ailleurs l’auto-destruction, en bonne et due forme, plutôt que la destruction par l’ennemi.

~

Fantôme de la guerre, fantômes dans la guerre : vestige des guerres mondiales dans les comics contemporains.

Je n’ai malheureusement rien noté pour cette partie, l’intervenante n’étant pas française, ce fut très difficile de la suivre. Cependant, parmi les oeuvres qu’elle a cité, j’ai retenu deux comics qui ont leur importance pour ce sujet. Il s’agit de Swamp Thing et d’un numéro de Captain America contre le Crane Rouge et l’organisation Hydra.

~

J’espère sincèrement que ce compte-rendu est lisible. Le temps a été mal géré par certaine personne, ce qui a eu pour conséquence de voir des sujets très intéressants développés très rapidement, le débit de parole attégnant parfois une vitesse quasi impossible à suivre. Malgré tout, je pense avoir plutôt bien retranscris les idées principales des thèmes abordés. J’espère que ces oeuvres arriveront à piquer la curiosité des lecteurs et ainsi donner lieu à de belles lectures.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s