Graziella

Auteur : Alphonse de Lamartine  Graziella

Éditeur : Gallimard

Collection : Folio Classique

Pages : 244

Parution : 2008

Prix : 6,40 €

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                           Pour moi, Lamartine rimait avec poésie et non avec prose. Voilà pourquoi il est toujours bon de fouiller dans les bibliothèques des autres, généralement, on fini par découvrir des petits trésors cachés. Et quoi de mieux que de refaire une petite incursion dans la littérature classique, délaissée je l’avoue au profit des bandes dessinées, avec Graziella.

~ Résumé ~

Il a vingt ans et ne fait rien et, pour mettre fin à une idylle qui déplaît à sa famille, celle-ci l’expédie en Italie. Lamartine visite Florence, séjourne à Rome, arrive à Naples où, après une promenade en barque qui met sa vie en péril, il rencontre la fille d’un pêcheur – c’est Graziella – et c’est une des histoires d’amour les plus belles et les plus touchantes que l’on ait jamais écrites. Une histoire très brève aussi : Graziella ne survivra pas au retour en France de son ami.

Il y a deux personnages dans Graziella : Graziella elle-même et l’Italie. Non pas l’Italie de Stendhal, des « diva », des Sanseverina, des archevêques amoureux. Mais l’Italie des paysans, des pêcheurs, qui, aux rives d’Ischia et de Procida, vivent parmi leurs jardins et leurs vignes aussi simplement qu’aux beaux jours du monde antique.

Résumé à peine spoilant de la fin de l’histoire, au moins on sait à quoi s’attendre. Les dix sept première pages du bouquin sont vraiment introductives, Lamartine arrive en Italie avec un ami proche et tous deux découvre gentiment le pays, au travers de visites des plus grands lieux. C’est lorsqu’ils s’écartent du pieu chemin de touristes que l’aventure commence réellement. Quelques coups de rames plus tard, les voilà débarqués à Naples où la beauté des paysages et le quotidien de ses habitants s’apprêtent à bouleverser le jeune Lamartine.

Bien loin de la grandeur de Rome et de ses artifices, Graziella nous fait voyager au travers de magnifiques paysages ensoleillés et préservés, la nature à l’état brute et l’Homme au milieu de sa beauté. Les passages descriptifs sont aussi réalistes qu’enchanteurs, on pourrait presque sentir la caresse du soleil sur notre peau ou gronder l’orage au dessus de nos têtes. L’immersion dans l’œuvre et surtout dans le récit de l’auteur est pour ma part très réussie. On découvre les différents lieux de ce voyage avec autant d’intérêt et de passion que le jeune Lamartine. Il devient en quelque sorte notre guide dans cette découverte de l’Italie.

Sa relation avec Graziella et leur amour naissant passe presque au second plan devant sa fascination pour les paysages italiens. Néanmoins, cela reste assez touchant d’être les témoins de cet amour pur et innocent qui se développe entre ces deux jeunes personnes. Leurs paroles et leurs actes souvent maladroits résulteront de la célèbre maladie d’amour, qui ira jusqu’à donner lieu à une mésaventure quelque peu pathétique.

En somme, Graziella apparaît plus comme un prétexte pour raconter une belle et tragique histoire d’amour, mais c’est surtout l’occasion pour Lamartine de réaliser un magnifique récit de voyage et d’aventure au cœur des somptueux paysages napolitains du 17e siècle.

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