Le couloir des ténèbres

Auteure : Anne Perry  Le couloir des ténèbres

Éditeur : 10/18

Pages : 337

Parution : août 2015

Prix: 14,90 €

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Même si ça ne vaut pas une bonne librairie à trois étages remplie du sol au plafond par d’innombrables bouquins de toute sorte, il ne faut pas négliger le rayon littérature d’un supermarché. A défaut d’y trouver des auteurs du monde entier, on peut tomber sur une petite perle installée sans prétention sur une jolie étagère en bois.

~ Résumé ~

Londres, 1870, Magnus Rand, un médecin rusé, et son frère Hamilton, un chimiste de génie, sont prêts à tout pour remédier à la fatale maladie du « sang blanc ». Mais dans une annexe de l’hôpital de Greenwich où exercent les frères Rand, l’infirmière Hester Monk découvre avec horreur que des enfants sont détenus à des fins expérimentales. Les frères Rand sont trop près de leur but pour permettre à quiconque de révéler leur expériences, et Hester est enlevée avant d’avoir pu les dénoncer. William Monk et ses fidèles amis – l’avocat Oliver Rathbone et l’ancien tenancier de bordel Squeaky Robinson – se lancent dans une course éperdue à la recherche d’Esther, sachant que le temps leur est compté.

Je n’avais jamais lu d’œuvre d’Anne Perry et, lorsque j’ai acheté Le couloir des ténèbres, j’ai été fort surprise de constater qu’une vingtaine de volumes constituaient déjà la série. Ayant peur de devoir acheter tous ses précédents tomes afin de comprendre l’histoire dans son entier, je me suis finalement laissée convaincre par le résumé et la magnifique couverture du livre. Pour résumé brièvement ce que j’ai pu en apprendre dans l’avant-propos, William Monk est un ancien policier et détective privé, devenu responsable d’une brigade fluviale, mais surtout amnésique. Ne sachant quel homme il était par le passé, il donne le change face à ses collègues et fait tout son possible pour être une personne honnête.

Dans le présent volume, Hester Monk, qui n’est autre que la femme de William, se retrouve bien malgré elle embarqué dans une sombre histoire où se mêlent médecine, expérimentation scientifique et question d’éthique. Afin de trouver un remède à la leucémie, Hamilton Rand se sert d’enfants miséreux comme donneurs de sang et cela bien sûr en toute discrétion. Lorsque Hester découvre le pot aux roses, il l’enlève elle et les petits afin de poursuivre ses expériences. Complices de cette aventure, Bryson Radnor, vieil homme mourant atteint de leucémie, et sa fille Adrienne, bien décidés à profiter des découvertes du scientifique.

J’ai tout simplement adoré ce bouquin, littéralement captivée par le récit, je l’ai lu en deux jours. Pourtant, je ne suis pas coutumière du genre policier, mais là tous les aspects de l’histoire ont su m’intéresser. Le style de l’auteure, que j’espère rendu fidèle par la traduction, est très plaisant à lire et ne souffre d’aucune lourdeur ou indélicatesse, la maîtrise de l’écriture s’en fait ressentir. Le sujet est quant à lui très bien introduit et mis en valeur tout le long du récit. L’auteure sait de quoi elle parle et les questionnements disséminés dans l’œuvre sont toujours très pertinents. Ce n’est pas seulement un roman d’enquête policière qu’elle nous livre ici, mais une véritable réflexion sur l’expérimentation humaine et ses limites.

Les personnages sont incroyablement bien détaillés, qu’ils soient attachants ou détestables, l’auteure ne s’est pas laissée aller à la facilité en ne décrivant que des bons et des méchants. Même avec le pire d’entre eux, elle essaye de laisser paraître une certaine part d’humanité, des faiblesses qui auraient conduit le personnage à se comporter de telle ou telle sorte. Hester se trouvant être l’exemple parfait de cette impressionnante volonté de donner de la profondeur à un personnage. C’est un vrai modèle de neutralité et de perpétuelle remise en question, lorsque les autres choisissent blanc ou noir, Hester prône le gris.

Le roman se sépare en deux temps bien distinct, l’enquête policière d’un côté et le jugement au tribunal de l’autre, cela me rappelle un peu Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur de Harper Lee. Lors de ces séances en huit clos, on peut sentir la tension dans l’importance du poids que peut représenter chaque mot et chaque parole prononcés. De même, aux vues des retournements de situation souvent inattendus, toujours ce suspens et les questions qui vont avec, mais que s’est-il réellement passé ? Qui est le vrai coupable ? De réponses il n’y en aura pas forcément à la fin de l’œuvre.

Je ne peux que vous encourager à lire Le couloir des ténèbres d’Anne Perry qui fut pour moi une superbe lecture. Je ne pensais pas autant accrocher à l’histoire et aux personnages, mais tous les éléments étaient réunis afin de rendre un récit palpitant et vraiment intéressant. Tout cela donne réellement envie de se pencher sur les autres volumes de la série William Monk.

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4 réflexions sur “Le couloir des ténèbres

  1. waw… j’avais déjà envie de lire ce livre mais là, je dois avouer que je me retiens pour ne pas en faire mon prochain achat. Quoique… un petit livre de plus ou de moins, ça n’a jamais tué personne… 😉 merci beaucoup en tout pour me l’avoir aussi bien vendu 🙂

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