Still Alice – L’envol du papillon

Auteur : Lisa Genova  Still Alice

Édition : Presse de la Cité

Pages : 352

Parution : mars 2015

Prix : 21,50 €

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Ce n’est pas la première fois que le visionnage d’un film me donne envie de lire le livre dont il est adapté. Généralement, cela fonctionne dans l’autre sens et on se retrouve, bien souvent, déçu par l’adaptation cinématographique, mais ce n’est heureusement pas le cas ici. C’est agréable de pouvoir mettre un visage sur un personnage, d’avoir une scène parfaitement en tête devant sa description écrite.

~ Résumé ~

Brillant professeur à Harvard, Alice Howland adore sa vie, qu’elle partage entre les cours, la recherche et sa famille. Peu de temps avant son cinquantième anniversaire, elle s’étonne de ses trous de mémoire, de plus en plus fréquents. Sans doute est-ce le stress. Mais, un jour, Alice se perd dans son quartier en faisant son jogging, et décide de consulter un médecin. Le diagnostic est sans appel : elle est atteinte d’un Alzheimer précoce. A mesure que les souvenirs s’effacent et que ses repères disparaissent, Alice doit apprendre à vivre au présent.

Sur la quatrième de couverture, on apprend que l’auteure, Lisa Genova est diplômée en neuroscience et les a priori voudrait que l’on pense que ce bouquin sera très technique avec un étalage de termes incompréhensifs. Rassurez-vous cher lecteur, il n’en est rien. Évidemment, l’auteure ne peut passer à côté d’explications scientifiques et de la présentation de certains traitements aux composés chimiques qui échappent aux néophytes. Cependant, il n’est pas question ici de perdre le lecteur sur des aspects techniques de la maladie d’Alzheimer dont il ignore tout, mais juste de l’informer sur la réalité d’une telle maladie.

L’histoire se concentre donc sur Alice, titulaire d’une chaire de psychologie à l’université d’Harvard et qui, ironie du sort, se découvre atteinte d’un Alzheimer précoce. Les 100 premières pages du roman sont consacrés à la recherche de la maladie et sa découverte. Tout y passe, ménopause, stress, soucis personnels ou insomnies, le cheminement est long et on apprécie que le diagnostic ne nous soit pas livré dès le début, pas de place pour la facilité ici. Idem au niveau du traitement, Alice teste différents médicaments, essaye de nouvelles molécules expérimentales, tout pour ne pas dépérir trop vite.

Et pourtant, page après page on assiste à la déchéance d’Alice. Elle qui possédait une formidable mémoire, dû à son travail, ne passe pas un jour sans tout noter sur des post-it, égard son portable dans le congélateur et va même jusqu’à oublier où sont les toilettes. Le point de vue d’Alice est très bien retranscrit dans le roman, sans être pathétique ni défaitiste, elle se bat afin de rester digne même lorsqu’elle sent que sa chute est inexorable. Allant jusqu’à réunir un petit groupe de personnes atteintes d’un Alzheimer précoce, elle livrera un discours très poignant devant toute une assemblée, son dernier coup d’éclat avant l’oubli.

La famille d’Alice tient une place très importante dans l’histoire, j’ai trouvé que l’auteur avait très bien su retranscrire leurs sentiments, leurs comportements devant la maladie. Combien de passages du bouquin on fait se serrer ma gorge lorsque Alice s’emportait violemment pour telle ou telle raison et voir, même sentir, l’impuissance de sa famille, leur chagrin devant cet être qu’ils ne reconnaissent plus qu’en de rares occasions. Pourtant, les moments de répit où Alice est dans « ces bons jours » sont appréciables et reposants, un peu comme se lover dans du coton avec une tasse de thé fumant.

Still Alice – L’envol du papillon a été une lecture très prenante, quelques heures m’ont suffit pour parcourir ce roman. Il n’est ni un traité scientifique, ni un simple récit sur la maladie d’Alzheimer, mais plus l’idée d’un partage, de l’importance d’avoir une famille aimante et présente quoi qu’il arrive. Concernant le film adapté de ce roman, il n’y a pas plus fidèle je pense puisqu’il reprend quasiment au mot près toute l’histoire. Les acteurs sont tous exceptionnels dans leur rôle et leurs personnages collent trait pour trait à ceux du bouquin.

Bande annonce ici.

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