Incarceron

Auteur : Catherine Fisher  Incarceron

Édition : Pocket Jeunesse

Pages : 498

Parution: juin 2010

Prix : 14,50 €

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 
La couverture de ce premier tome d’Incarceron m’intriguais beaucoup et le résumé laissait sous-entendre un récit vraiment intéressant et original. J’ai mis longtemps avant de me décider enfin à le lire, rapport à une première trilogie de l’auteur à laquelle je n’avais pas réussi à accrocher. Le sujet développé ici est au contraire plus passionnant.

~ Résumé ~

Finn est prisonnier d’Incarceron, un univers pénitentiaire plein de dangers, de trahisons et de menaces. Il tente par tous les moyens de s’évader. Claudia, la fille du directeur d’Incarceron, vit à l’Extérieur, dans un royaume figé au XVIIIe siècle. Piégée par une existence qu’elle n’a pas choisie, elle cherche à percer les mystères de la Prison. Un jour Finn et Claudia trouvent une clé, qui permet à chacun de communiquer avec l’autre. Alors surgit un espoir, la possibilité d’échapper à un destin tout tracé dont ils ne veulent pas.

L’histoire prend place dans une société très évoluée qui, pour remédier à une certaine déchéance, décide de se figer à une époque bien précise, le XVIIIe siècle. La technologie permet à la population de récréer parfaitement tout ce qui caractérisait cette époque, meubles, décoration, objets divers. C’est le retour des calèches à chevaux, des somptueuses réceptions et d’une étiquette très stricte ou seules les apparences comptent. La médecine est revenue à son niveau le plus rudimentaire et tout ce qui n’appartient pas à l’époque est interdit, sous peine de sanctions sévères.

A contrario, la fameuse prison Incarceron est vue comme une sorte de paradis, créée à la base comme une société idéale où les criminels seraient rééduqués, elle représente pour ceux de l’Extérieur un monde parfait. Évidemment, tout cela n’est qu’une belle illusion, la prison possède une volonté propre et a eu vite fait de transformer cette utopie en enfer. Véritable déesse omnisciente, elle joue avec les prisonniers comme avec des poupées, créant des êtres hybrides à partir de tout ce qui se trouve dans ses entrailles, de sorte que la prison ne soit jamais vide. Elle est le maître du jeu et ses humeurs régissent la vie des prisonniers.

Les deux protagonistes de l’histoire sont représentatifs des deux mondes qu’ils côtoient, Finn est un jeune homme peu sûr de lui, presque solitaire, il a atterrit dans Incarceron il y a 3 ans et souffre de violentes crises d’angoisse où des visions d’un autre temps le persuadent qu’il vient de l’Extérieur. Claudia est quant-à elle le pur fruit d’une éducation bourgeoise du XVIIIe siècle, froide et autoritaire, elle doit constamment jouer son rôle de parfaite jeune fille afin de ne pas trahir ses véritables intentions, découvrir l’entrée d’Incarceron. Concrètement, Finn est un peu mou du genou et Claudia n’hésite pas à enfoncer des portes, un duo qui s’équilibre donc bien.

Les autres personnages sont moins facile à cerner, on ne sait jamais jusqu’où va leur sincérité car la trahison est toujours sous-jacente, la plus vicieuse restant sans aucun doute Incarceron. Si à l’Extérieur tout n’est que complot et paraître, au cœur de la prison seul la survie compte au delà même de toute considération morale. Finn et ses compagnons vont rapidement le comprendre lorsqu’ils entreprendront leur long périple vers la liberté.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome d’Incarceron, le rythme tient en haleine du début à la fin et les retournements de situations remettent tout le temps nos certitudes à plat. La prison est un lieu vraiment fascinant, en faire une entité à part entière permet de rendre le récit plus intéressant et original qu’avec de simples humains. L’ambiance froide et déshumanisée y est très bien rendue et on se sent presque mal à l’aise au cœur de ce sombre royaume. J’ai hâte de lire le tome deux en espérant en apprendre plus sur l’étrange Incarceron.

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