Quand nous aurons mangé la planète

Auteur : Alain Serres  Quand nous aurons mangé la planete

Illustratrice : Silvia Bonanni

Édition : Rue du Monde

Collection : Pas comme les autres

Pages : 28

Parution : juin 2009

Prix : 14 €

L’avenir de la Terre, un sujet chaud bouillant qui occupe l’actualité depuis de nombreuses années et qui ne va pas en s’améliorant. Les Humains fument la planète plus vite qu’une Marlboro, et bientôt nous n’aurons plus que nos yeux pour pleurer lorsqu’on vivra sur un caillou stérile. Quand nous aurons mangé la planète est un album permettant d’éveiller les consciences, et ce dès le plus jeune âge.

∼ Résumé ∼

Fruits, air, eau, plantes, poissons, animaux… La Terre n’est pas un jardin dans lequel les humains peuvent puiser sans fin. Voici une histoire qui donne envie aux enfants de faire tourner la planète juste un peu plus rond.

Illustrations et collages percutant parsèment chaque page de ce grand album, lui donnant presque des allures de livre d’art. Le sujet développé est on ne peut plus sérieux, le propos, malgré sa simplicité toute enfantine, ne l’est pas moins. Les doubles pages se partagent une ritournelle au goût amer, scandée comme un mantra et porteuse d’une vérité effrayante. « Quand nous aurons vendu la dernière des bulles d’air pur », « Quand nous aurons pêché le dernier poisson de l’océan  » ou encore « Quand nous aurons bu la dernière goutte d’eau de la dernière des rivières propre » sont autant de phrases chocs censées amener l’enfant à se questionner sur notre mode de surconsommation des ressources naturels et à prendre conscience du caractère précieux et fragiles de notre planète.

Personnellement, j’ai quand même pris une bonne claque à la lecture de cet album, malgré le fait que j’essaye de plus en plus de faire des efforts au niveau de ma consommation. Hormis la petite note d’espoir à la dernière page, on déprime bien en se disant qu’on est la pire plaie que la Terre ait jamais porté. Quand nous aurons mangé la planète peut constituer un support idéal dans l’éducation des enfants d’aujourd’hui, afin de leur faire comprendre que rien n’est éternel et que l’Homme devrait arrêter de tuer la planète et ses occupants pour son seul bon plaisir.

Pour info, cet album est inspiré d’un célèbre proverbe amérindien,

 » Quand le dernier arbre aura été abattu,

quand la dernière rivière aura été empoisonnée,

quand le dernier poisson aura été péché,

alors on saura que l’argent ne se mange pas. « 

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