Très intime

Auteur : Solange 

Éditeur : Payot

Pages : 281

Parution : janvier 2017

Prix : 15€

 

 

 

Et oui, c’est une vulve dessinée sur la couverture. Si vous restez perplexe à la vue de ce petit bout de chair qui orne le Très intime, je ne peux que vous conseiller d’aller visionner la vidéo YouTube de la chaîne Solange te parle. C’est un vrai bijou alors profitez-en c’est gratuit. Avec ce nouveau livre, l’auteure Solange, ou Ina Mihalache de son vrai nom, nous fait pénétrer, si j’ose dire, dans la sphère très intime des femmes d’aujourd’hui.

∼ Résumé ∼

Les moments où elles préféreraient ne pas, ceux où elles se sentent palpiter en profondeur, les joies magiques du unilingue, les mecs bons et nuls, la quête du « dragon de l’orgasme fou »… Elles ont entre 18 et 46 ans. Solange s’invite dans leur chambre à coucher. Elle leur demande comment ça se passe, concrètement, dans leur vie sexuelle et affective. Directes, caustiques, réjouissantes, lucides, elles n’élude y ni les libidos en berne, ni les petits arrangements avec soi-même, ni les abus. Elles disent tout, elles le disent bien, avec les vrais mots, et ça secoue.

Il n’est pas question ici avec Très intime de parler du style de l’auteur, du rythme ou d’une plume particulière. Comme le précise Solange dans son avant-propos « J’ai tenu à retranscrire ici la voix, le ton, la langue de chacune en conservant tant qu’il était possible les phrases telles qu’elles avaient surgi, avec les accidents de l’oral ». C’est peut-être ce postulat de départ qui fait que l’on a moins cette distance avec les témoignages de ces femmes, comme on pourrait le ressentir avec d’autres récits de vie, et de ce fait, on a presque l’impression de discuter avec une amie.

Tout repose sur l’expérience, le ressentit profond de chacune, les sentiments vrais et sans fard. Il n’y a pas de trash, de surenchère, de pathos. Le vécu défile simplement, sans tabou m’as sans être cru non plus, presque avec cette tendresse qui caractérise de vieux souvenirs, nous faisant sourire lorsqu’ils rejaillissent timidement de notre mémoire. Cette douceur oubliée fait du bien, même à nous lecteur, on se se surprend presque à penser « eh mais je m’en souviens, j’étais là ». Je m’emporte, mais tout n’est pas rose dans ces témoignages et cela nous ramène à une réalité bien moins fantasque et agréable. Ces femmes nous rapellent aussi qu’un « non » ne suffit pas à en arrêter certain et que vivre avec ça n’est pas anodin. Comme le dit si bien une des jeunes femmes « On apprend aux filles à ne pas se faire violer, mais apprend pas aux garçons à ne pas violer. »

Des expériences avec des filles, des garçons ou les deux à la fois, en passant par l’image que l’on peut avoir de son propre corps par rapport aux idées véhiculées par la pornographie, Très intime peut se vanter de balayer le large éventail des possibilités, des questions que l’on peut se poser sur nos envies ou absence d’envies, en un mot sur l’intimité des femmes d’aujourd’hui. Une lecture qui fait réfléchir.

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